Un peu d'histoire

A l’origine, deux bourgs principaux :

  • Injoux, ainsi que le hameau de Chaix, dans la mouvance du prieuré de Nantua. Canton de Billiat.
  • Craz, antique paroisse liée à l’abbaye de St Claude, voie d’accès au Valromey. Génissiat n’était alors qu’un simple hameau, tout comme Bériaz et Lingiaz.

En 1827, le hameau de Génissiat quitte la commune de Craz, pour Injoux !

Ce n’est qu’en 1973 que les communes de Craz et Injoux-Génissiat fusionnent.

Par ailleurs, des fouilles archéologiques, opérées à la fin du 19e siècle sur le secteur de Craz, démontrent que la présence humaine sur la commune remonte à la préhistoire.

A Bériaz et Lingiaz, des vestiges de la voie romaine de Châtillon ont été mis en évidence. Cette voie passait également par Injoux, en provenance de Davanod, puis prenait la direction de Bériaz, Sous- Sac, Lhôpital…

Les origines de Génissiat sont également très anciennes.  La grotte de la Bressane, aujourd’hui noyée sous la retenue du barrage de Génissiat, abritait des vestiges du Néolithique, exposés au musée d’Histoire Naturelle de Genève.

L’abri de Sous-Sac, situé le long de l’ancienne voie romaine, a connu une occupation depuis la préhistoire, à l’époque gauloise et gallo-romaine, au Moyen âge, jusqu’au XVIIIe.
La Grotte des Sarrasins, située à environ 500m des abris de Sous-Sac, a joué un rôle important pendant la guerre de 1939/1945 puisqu’elle a servi de refuge et de point de ralliement pour les résistants.

Génissiat prendra de l’ampleur et une notoriété internationale entre 1937 et 1948 lors de la construction d’un barrage hydraulique sur le Rhône.

Dans le contexte de l’époque, juste avant la 2e guerre mondiale, ce chantier de taille européenne est un vrai défi technologique (les grands barrages inspiraient des craintes comme l’atome aujourd’hui). Pendant la guerre, le chantier a fonctionné au ralenti.  Il était un centre important de la résistance et a subi des épreuves douloureuses notamment lors de la rafle du 12 février 1944. Marcel Paul, ministre de la production industrielle, a fait de Génissiat un atout important de reconstruction et de modernisation de la France au lendemain de la guerre.

Des milliers d’ouvriers sont venus travailler sur ce chantier, alimentant ainsi 52 bistrots et 2 « maisons de tolérance » (une pour les ouvriers/une pour les cadres) !

Avec la précieuse collaboration d’Elisabeth Poncet,
Pour en savoir plus sur l’histoire de la commune : un recueil est en cours d’élaboration et sera prochainement disponible à la bibliothèque communale
Pour en savoir plus sur la Résistance, consultez le site du Musée de la Résistance de Nantua.